Conférence de presse du 18 avril 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2019/04/18

Q : Vera Songwe, secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA), a salué, lors d'une interview, le rôle que jouera l'initiative chinoise « la Ceinture et la Route » dans l'amélioration de l'interconnexion et la création d'emplois en Afrique. Nous avons constaté qu'hier, lorsque le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a rencontré le Ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso Alpha Barry, les deux parties ont également discuté de la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route ». Quels sont les projets de la Chine pour l'avenir ?

R : L'Afrique, sur la base de ses liens historiques et géographiques avec « la Ceinture et la Route », est une partie indispensable de la coopération internationale dans le cadre de « la Ceinture et la Route ». Les objectifs et les domaines de coopération de « la Ceinture et la Route » sont en parfaite concordance avec les efforts et les priorités des pays africains pour promouvoir l'Agenda 2063 et réaliser le développement et la revitalisation. Le concept de coopération proposé par l'initiative « la Ceinture et la Route », en particulier le principe des consultations, de la coopération et des bénéfices partagés, est en parfaite concordance avec les caractéristiques essentielles des relations et de la coopération sino-africaines.

Lors du Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), de nombreux dirigeants africains, y compris le Président du Rwanda Paul Kagame, qui assumait la présidence tournante de l'Union africaine (UA), ont hautement apprécié la grande initiative « la Ceinture et la Route » proposée par le Président Xi Jinping, apportant d'importantes opportunités au développement africain. Les dirigeants africains ont affirmé la volonté des pays et des peuples africains d'y adhérer activement. Les commentaires positifs de la secrétaire exécutive de la CEA Vera Songwe illustrent une fois de plus l'aspiration des pays et des peuples africains. Jusqu'à présent, 37 pays africains et la Commission de l'UA ont signé des accords de coopération avec la Chine dans le cadre de « la Ceinture et la Route ». Les deux parties ont déjà lancé de nombreux projets de coopération importants et obtenu de premiers résultats.

Les dirigeants et les hauts représentants de nombreux pays africains seront présents au deuxième Forum « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale qui se tiendra la semaine prochaine à Beijing. La Chine est prête à travailler de concert avec les pays africains pour créer une plus grande synergie entre la mise en œuvre des résultats du Sommet de Beijing du FCSA, la coopération sino-africaine dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route », l'Agenda 2063 de l'UA, le Programme de développement durable à l'horizon 2030 et les stratégies de développement des pays africains. Nous ferons progresser la coopération bilatérale dans des domaines tels que l'industrie, les infrastructures, le commerce et les investissements, améliorerons les conditions de vie des populations africaines, apporterons plus de dividendes de développement aux pays africains et travaillerons au mieux-être des Chinois et des Africains.

Q : Nous avons noté que les États-Unis ont exhorté à maintes reprises les pays européens à interdire à Huawei de participer à la construction du réseau 5G. Mais dans ses récentes déclarations, le directeur de l'agence fédérale allemande des réseaux, Jochen Homann, a déclaré qu'aucun fournisseur d'équipements, y compris Huawei, ne devrait être spécifiquement exclu. Le porte-parole du centre belge de la cybersécurité a également déclaré qu'on n'a pas trouvé, jusqu'à présent, de menaces d'espionnage dans les caractéristiques techniques des équipements de Huawei. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : En fait, ces derniers temps, un nombre croissant de pays ont montré une attitude impartiale à l'égard de la participation des entreprises chinoises de technologie à des projets du réseau 5G. Cela prouve une fois de plus que la plupart des pays peuvent prendre des décisions politiques indépendantes conformes à leurs propres intérêts et fondées sur les faits réels, et qu'ils œuvrent toujours à promouvoir et à préserver un environnement de marché juste, équitable et non discriminatoire.

Nous espérons que tous les pays concernés pourront assurer un traitement juste et équitable aux activités des entreprises chinoises qui se développent à l'étranger, et nous entendons également élargir et approfondir la coopération, avec les pays capables de le faire, en matière de commerce et d'investissement dans de vastes domaines, sur la base de l'égalité et des avantages mutuels.

Q : Les États-Unis ont encore renforcé le blocus imposé à Cuba, et les mesures concernées auront des conséquences sur les investissements étrangers et les devises. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La Chine s'oppose à des pratiques erronées telles que les sanctions unilatérales et les juridictions au bras long fondées sur des lois nationales hors du cadre du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Le blocus de longue date imposé par les États-Unis à Cuba a causé d'énormes dommages au développement économique et social de Cuba et à la vie de ses habitants. Comme vous le savez tous, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté plusieurs résolutions exhortant les États-Unis à mettre fin à cette pratique erronée. Nous avons toujours soutenu que le respect mutuel, le traitement d'égal à égal, la coexistence pacifique et la coopération gagnant-gagnant devraient être les moyens appropriés pour une bonne entente entre les pays. La Chine a également exhorté les États-Unis à lever complètement l'embargo contre Cuba dès que possible, conformément aux buts et principes de la Charte des Nations Unies et aux normes fondamentales régissant les relations internationales. Telle est la voix universelle de la communauté internationale, en accord avec les intérêts des États-Unis, de Cuba et de leurs peuples. Elle contribuera également à la stabilité et au développement de la région.

Q : Selon des sources d'information, le dirigeant de la RPDC Kim Jong-un a observé hier le test d'une nouvelle arme stratégique. La Chine en est-elle inquiète ?

R : Le processus de règlement politique de la question liée à la péninsule coréenne se trouve à un stade critique. Nous encourageons et soutenons les parties concernées, en particulier la RPDC et les États-Unis, à renforcer le dialogue et à œuvrer de concert pour maintenir et faire progresser la dynamique du dialogue dans la péninsule, et à faire progresser la dénucléarisation de la péninsule, ainsi que le règlement politique de la question de la péninsule. Cela est dans l'intérêt commun de toutes les parties, y compris la RPDC, les États-Unis et les pays de la région.

Q : Selon des informations, le 17 avril, l'ancien Président péruvien Alan Garcia s'est suicidé par balle lors de son arrestation par la police. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? Comment évaluez-vous l'ancien Président Garcia ?

R : L'ancien Président Garcia, ami de longue date de la Chine, attachait une grande importance au développement des relations avec la Chine. Au cours de son mandat, il a travaillé en faveur de l'établissement d'un partenariat stratégique et de la conclusion d'un accord de libre-échange entre la Chine et le Pérou, apportant ainsi une contribution active à l'amitié entre les deux peuples, au renforcement des échanges et à la coopération entre les deux pays dans divers domaines. Nous tenons à exprimer nos sincères condoléances pour son décès et notre profonde sympathie à sa famille.

Q : Une épidémie de rougeole à grande échelle a récemment éclaté à Madagascar, touchant plus de 110 000 personnes et causant environ 1 200 décès, dont la plupart sont des enfants. La Chine accordera-t-elle une assistance à Madagascar pour faire face à l'épidémie ?

R : La Chine suit de près le développement de l'épidémie de rougeole à Madagascar et a pris des mesures pour accorder une aide humanitaire d'urgence. À l'avenir, la Chine envisagera activement d'accorder davantage de soutien et d'aide à Madagascar suivant le développement de cette épidémie et en fonction des besoins du pays.

Q : Michael Pillsbury, un ancien officiel américain qui a travaillé pour l'équipe de transition de Trump, a été invité à une conférence à Beijing dimanche dernier. Il a déclaré avoir demandé un visa au moins trois semaines plus tôt, mais l'ambassade de Chine aux États-Unis ne lui a pas délivré de visa à temps. Pourquoi la Chine a-t-elle refusé de lui délivrer un visa ?

R : Je dois vérifier le cas particulier que vous avez mentionné. En principe, les missions diplomatiques chinoises accréditées à l'étranger traitent toujours les demandes de visa des citoyens étrangers en pleine conformité avec les lois et les règlements.

Je tiens à réitérer que la Chine est toujours ouverte aux échanges socioculturels avec les États-Unis. Les Américains de divers secteurs qui viennent en Chine pour promouvoir les échanges socioculturels et la compréhension mutuelle entre les deux pays sont les bienvenus en Chine.

Q : La RPDC a-t-elle informé la Chine avant son récent test ?

R : Je n'ai aucune information à vous donner.

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