Conférence de presse du 24 avril 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/04/24

Q : Les États-Unis ont annoncé la levée de la dérogation sur les pays importateurs du pétrole iranien. La Chine va-t-elle cesser d'importer du pétrole iranien ? Ou va-t-elle continuer à importer du pétrole iranien ? À quel pays la Chine aura-t-elle recours pour remplacer l'Iran ?

R : J'ai répondu à des questions similaires à plusieurs reprises hier. Je voudrais réitérer ici que la Chine s'oppose fermement aux sanctions unilatérales et à la prétendue « juridiction au bras long » imposée par les États-Unis. La coopération normale menée en vertu du droit international entre l'Iran et d'autres membres de la communauté internationale, y compris la Chine, est légitime et légale ; elle doit donc être respectée et protégée. La Chine exhorte les États-Unis à respecter les intérêts et les préoccupations de la Chine et à s'abstenir d'effectuer des actions erronées qui nuisent à ses intérêts. Nous continuerons de protéger les droits et intérêts légaux et légitimes des entreprises chinoises.

Q : Nous avons constaté que le site web officiel de « la Ceinture et la Route » et celui du deuxième forum « Ceinture et Route » pour la coopération internationale ont tous deux publié un rapport du Conseil consultatif dudit forum. Pourriez-vous nous donner plus de détails à ce sujet ?

R : Dans le cadre des efforts visant à mettre en œuvre les résultats du premier forum « Ceinture et Route » pour la coopération internationale, le Conseil consultatif du forum a été créé en 2018 et compte parmi ses membres d'anciens dirigeants des pays concernés, des responsables d'organisations internationales, des leaders du monde des affaires et de célèbres chercheurs dans les domaines concernés. Le Conseil consultatif a tenu sa première réunion à Beijing en décembre 2018, au cours de laquelle il a décidé de rédiger un rapport sur les propositions politiques et de le transmettre au comité préparatoire du forum.

Selon les auteurs du rapport, Shamshad Akhtar, ancien secrétaire exécutif de la Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique (CESAP), et Lin Yifu, ancien vice-président de la Banque mondiale et directeur honoraire de l'Institut de recherche sur le développement national relevant de l'Université de Beijing, le rapport a examiné le rôle positif de la coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route » dans l'amélioration de l'interconnexion, la promotion de la croissance économique mondiale, et la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030, sur la base des discussions de la première réunion du Conseil consultatif et des progrès réalisés dans la coopération dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route ». Le rapport a également étudié les domaines prioritaires et l'orientation du développement de la future coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route », et formulé des propositions politiques sur le soutien au multilatéralisme, la construction d'une économie mondiale ouverte, l'amélioration de la connectivité matérielle et immatérielle et de la coopération pragmatique, une meilleure gestion de la marque de « la Ceinture et la Route » et le renforcement du mécanisme du forum « Ceinture et Route » pour la coopération internationale. Les détails du rapport sont facilement disponibles en ligne.

La partie chinoise remercie le Conseil consultatif pour tous ses efforts assidus. Nous étudierons sérieusement les propositions formulées dans le rapport et travaillerons avec toutes les parties pour faire progresser la coopération approfondie et pragmatique dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route ».

Q : La communauté internationale accorde une attention générale à la prochaine rencontre entre les dirigeants de la RPDC et de la Russie. Selon les dernières nouvelles, le train spécial du dirigeant suprême de la RPDC Kim Jong-un est arrivé sur le territoire russe. Le Président Kim échangera des points de vue avec le Président Poutine sur les relations bilatérales et le dossier nucléaire de la péninsule coréenne. Ce sera la première rencontre entre les deux dirigeants. Comment envisagez-vous les interactions entre la RPDC et la Russie ?

R : La RPDC et la Russie sont des voisins et amis de la Chine. Nous nous réjouissons de voir les deux pays multiplier les échanges de haut niveau et renforcer la coopération bilatérale, ce qui contribuera au développement des relations entre les deux pays et à l'instauration de la paix et de la stabilité dans la péninsule et dans la région. Nous souhaitons le succès de la rencontre entre les dirigeants de la RPDC, qui contribuera au règlement de la question de la péninsule.

En tant que voisins proches de la péninsule coréenne et membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies, la Chine et la Russie ont toujours maintenu une communication et une coordination étroites sur la question de la péninsule. Nous avons déployé de nombreux efforts pour la paix et la stabilité dans la péninsule et avons élaboré une feuille de route pour le règlement politique de la question. La situation dans la péninsule affiche maintenant un élan positif pour le dialogue et la détente. La Chine est prête à travailler avec toutes les parties, y compris la Russie, pour prendre des mesures progressives et simultanées dans le cadre d'un plan d'ensemble, et continuer à faire avancer le processus de dénucléarisation et de règlement politique de la question de la péninsule, et à obtenir des résultats positifs.

Q : Les médias britanniques disent que la Première Ministre Theresa May a ordonné l'interdiction des pièces essentielles de Huawei dans la construction du réseau 5G au Royaume-Uni, mais a autorisé Huawei à fournir des technologies non essentielles aux opérateurs téléphoniques britanniques. Quelle est la position du gouvernement chinois au sujet de cette décision ? La Chine craint-elle qu'une décision similaire puisse être prise par d'autres gouvernements qui n'ont pas encore pris de mesures similaires ?

R : Je viens d'apprendre cela dans les nouvelles et je me renseignerai.

La position de la Chine sur cette question est claire. Nous soutenons Huawei et d'autres sociétés chinoises à mener une coopération économique et commerciale normale avec les autres pays, conformément aux règles internationales et aux lois du marché, tout en demandant aux entreprises chinoises de respecter les lois et réglementations des pays concernés. Dans le même temps, nous espérons que les pays concernés pourront créer un environnement commercial équitable, juste et non discriminatoire pour les entreprises chinoises, y compris Huawei, pour permettre à toutes les parties de réaliser des bénéfices.

Q : Hier, lorsque vous avez répondu à une question sur les consultations économiques et commerciales sino-américaines, vous nous avez dit de nous renseigner auprès du département chinois concerné. Cependant, le département concerné a annoncé l'annulation de la conférence de presse prévue pour jeudi. Dans ce cas, pouvez-vous donner des détails sur le prochain tour de consultations économiques et commerciales de haut niveau entre la Chine et les États-Unis ?

R : Vous avez posé une question très précise, je vous conseille de nouveau de vous renseigner auprès du département compétent.

Ce que je peux vous dire ici, c'est que des progrès substantiels ont été accomplis dans les consultations économiques et commerciales entre la Chine et les États-Unis. Les deux parties restent en contacts. Suite à l'important consensus dégagé par les dirigeants des deux pays, les équipes des deux parties continueront, nous le croyons, à déployer des efforts dans le même sens pour parvenir à la conclusion d'un accord mutuellement avantageux.

Q : Une autre question liée à l'Iran. Vous venez de réitérer que les droits et intérêts légitimes et légaux de la Chine devaient être respectés. Si les États-Unis appliquent officiellement la décision annoncée, la Chine estime-t-elle que ses droits et intérêts légitimes et légaux ne sont pas respectés ? Si la réponse est affirmative, la Chine prendra-t-elle des mesures de rétorsion ? La Chine va-t-elle acheter du pétrole ailleurs ? La Chine craint-elle la reproduction d'un cas similaire à celui de Meng Wanzhou ?

R : Vous avez posé une question mûrement réfléchie. Mais je ne peux pas répondre à une question hypothétique, car pour le moment, je ne peux pas prévoir comment la situation évoluera. Une chose est claire : la coopération entre la Chine et l'Iran est légitime et légale, elle doit donc être respectée et protégée. Nous exhortons les États-Unis à s'abstenir de porter atteinte aux droits et intérêts de la Chine, et nous continuerons de protéger les droits et intérêts légitimes et légaux de nos entreprises.

Q : Ma question porte sur le procès « Occupy Central » devant un tribunal de Hong Kong. Le consul général des États-Unis à Hong Kong a exprimé ses préoccupations à ce sujet, disant que le verdict porte atteinte à la liberté fondamentale garantie par la Loi fondamentale de la Région administrative spéciale de Hong Kong. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

R : Comme nous l'avons dit à maintes reprises, Hong Kong est une région administrative spéciale de la République populaire de Chine, ses affaires relèvent entièrement des affaires intérieures de la Chine. Nous nous opposons fermement à toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Chine.

Q : Selon les médias, le Président russe Vladimir Poutine a proposé de relancer les pourparlers à six sur la question nucléaire de la RPDC. La Chine soutient-elle cette initiative ?

R : Je n'ai pas vu les nouvelles que vous avez mentionnées, je dois les vérifier.

Ce que je veux dire, c'est que le mécanisme des pourparlers à six a été instauré à l'initiative de la Chine, que les pourparlers se sont tenus à plusieurs reprises et qu'ils ont joué un rôle actif et constructif dans la promotion de la dénucléarisation et la détente de la situation dans la péninsule coréenne. Dans les circonstances actuelles, nous sommes prêts à travailler avec la Russie et d'autres parties pour maintenir et renforcer la dynamique existant en faveur du dialogue et de la détente, et continuer à faire progresser la dénucléarisation et le processus d'un règlement politique dans la péninsule.

Q : Autant que nous sachions, compte tenu des sanctions américaines contre l'Iran, la partie chinoise a mis en garde ses entreprises implantées en Iran, la Chambre de commerce sino-iranienne et d'autres institutions chinoises afin qu'elles fassent preuve de vigilance. Pouvez-vous le confirmer ?

R : Je ne suis pas au courant de ce que vous avez dit. La coopération normale entre la Chine et l'Iran doit être respectée et protégée. Les entreprises chinoises, ainsi que la vie et le travail normaux des citoyens chinois en Iran doivent être garantis et leurs droits et intérêts légitimes doivent être protégés.

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