Conférence de presse du 6 mai 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/05/06

Q : Les inscriptions à la 72e Assemblée mondiale de la santé (AMS) vont se terminer aujourd’hui, et Taiwan n’a pas reçu d’invitation. La partie taiwanaise a affirmé maintes fois que son absence affecterait le bien-être des habitants de Taiwan et causerait un vide dans la prévention internationale des épidémies. Avez-vous un commentaire à ce sujet ?

R : La Chine tient une position constante et claire sur la participation de la région de Taiwan aux organisations internationales, y compris à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à savoir que la question doit être gérée conformément au principe d’une seule Chine. C’est également un principe important affirmé dans la résolution 2758 de l’Assemblée générale des Nations Unies et dans la résolution 25.1 de l’AMS.

De 2009 à 2016, la région de Taiwan a participé à l’AMS en tant qu’observateur sous le nom de « Taipei, Chine » pendant huit années consécutives. Il s’agissait d’un arrangement spécial conclu dans le cadre de consultations entre les deux rives du détroit de Taiwan sur la base du consensus de 1992, qui incarne le principe d’une seule Chine. Ce principe constitue le fondement politique du développement pacifique des relations entre les deux rives du détroit, ainsi que le fondement politique de l’accord spécial prévoyant la présence de Taiwan à l’AMS. Cependant, depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le Parti démocratique progressiste (DPP) a placé les calculs politiques au-dessus du bien-être de la population taiwanaise et persiste obstinément dans la position sécessionniste de l’« indépendance de Taiwan », anéantissant ainsi la base politique de la participation de la région de Taiwan à l’AMS. Pour défendre le principe d’une seule Chine, et la solennité et l’autorité des résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies et de l’AMS, la Chine a décidé de ne pas autoriser la participation de Taiwan à l’AMS de cette année.

Toujours très attaché au bien-être des compatriotes de Taiwan en matière de santé, le gouvernement central chinois a pris les dispositions nécessaires concernant la participation de la région de Taiwan aux affaires sanitaires internationales sur la base du principe d’une seule Chine. Selon les arrangements conclus entre la Chine et l’OMS, les experts médicaux de Taiwan peuvent assister aux réunions techniques de l’OMS, et les experts de l’OMS peuvent se rendre à Taiwan pour mener des missions d’études ou accorder de l’assistance en cas de besoin. La région de Taiwan a un accès opportun aux informations sur les urgences de santé publique mondiales publiées par l’OMS, et les informations sur les urgences de santé publique à Taiwan peuvent être notifiées à l’OMS dans les meilleurs délais. Ces dispositions permettent à la région de Taiwan de faire face rapidement et efficacement aux urgences de santé publique locales ou mondiales. Il est donc faux d’affirmer que l’absence de Taiwan à l’AMS créera un vide dans le système international de la prévention des épidémies. Ce n’est rien d’autre qu’un mensonge et un prétexte du DPP dans sa tentative d’être présent à l’AMS.

Q : Les États-Unis ont déclaré qu’ils envisageaient d’augmenter les droits de douane sur certains produits chinois à partir de vendredi et d’ajouter potentiellement des droits de douane sur les produits non taxés. La délégation chinoise se rendra-t-elle aux États-Unis pour des consultations comme prévu ? Si la réponse est négative, quand partira-t-elle ?

R : En ce qui concerne la menace américaine d’imposer des droits de douane supplémentaires sur certains produits chinois, il y a eu de nombreux précédents similaires. La position et l’attitude de la Chine sont toujours claires et les États-Unis le savent très bien.

Les dix tours de consultations économiques et commerciales sino-américaines menées jusqu’à présent ont permis de réaliser des avancées positives. La tâche la plus urgente à l’heure actuelle, et nous l’espérons également, est que les États-Unis coopèrent avec la Chine pour déployer des efforts dans le même sens et s’efforcer de parvenir à un accord mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant sur la base du respect mutuel, car cela est dans l’intérêt de la Chine et des États-Unis, et constitue une aspiration commune de la communauté internationale.

En ce qui concerne votre question sur le prochain tour de consultations économiques et commerciales, j’ai noté le vif intérêt montré en Chine comme à l’étranger, et les nombreux commentaires de la communauté internationale. Nous nous efforçons de nous informer à ce sujet. Ce que je peux vous dire, c’est que la délégation chinoise se prépare à se rendre aux États-Unis pour des consultations.

Q : La délégation chinoise partira-t-elle à Washington cette semaine ?

R : Comme je viens de le dire, la délégation chinoise se prépare à se rendre aux États-Unis pour des consultations.

Q : Le département américain de la Défense a récemment publié son rapport 2019 sur les développements militaires et sécuritaires en Chine. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Comme tous les rapports précédents de ce type publiés par les États-Unis, ce rapport regorge de commentaires sur la politique de défense de la Chine qui vont à l’encontre des faits et qui faussent nos intentions stratégiques, et diffuse sans scrupule l’assertion selon laquelle la Chine constitue une menace. Nous nous y opposons fermement.

Les faits ont montré que la Chine poursuit la voie du développement pacifique et applique une politique de défense de nature défensive. La Chine a toujours été un bâtisseur de la paix mondiale, un contributeur au développement mondial et un défenseur de l’ordre international. Le développement de la Chine constitue une croissance bénéfique de la force pour la paix mondiale. Les forces armées de la Chine restent attachées à la sauvegarde de l’indépendance nationale, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays, et travailleront avec d’autres pays pour maintenir la paix et la stabilité en Asie-Pacifique et dans le monde.

La Chine soutient toujours le renforcement du dialogue, des échanges et de la coopération entre les forces armées chinoises et américaines pour éviter les erreurs de jugement, les suspicions et les contradictions. Nous exhortons les États-Unis à abandonner leur pensée obsolète de la guerre froide et leur mentalité de jeu à somme nulle, à considérer les intentions stratégiques de la Chine et le renforcement de sa défense nationale de manière objective et raisonnable, à cesser de publier des rapports irresponsables année après année et à contribuer davantage aux relations bilatérales et militaires entre les deux parties.

Q : Le secrétaire adjoint américain à la Défense Shriver a déclaré le week-end dernier que trois millions de personnes sont détenues dans les « camps de concentration » au Xinjiang. Pouvez-vous confirmer cela ?

R : Ce qui a été déclaré par l’individu américain concerné est totalement infondé. À l’heure actuelle, la situation générale au Xinjiang est stable, l’économie se développe, la société est harmonieuse et la population mène une vie heureuse. Les institutions d’enseignement et de formation professionnelle ont été mises en place au Xinjiang dans le cadre d’une approche préventive de la lutte contre le terrorisme. Les mesures concernées ont été prises en vertu de la loi. Approuvées et appuyées par les habitants des différentes ethnies, elles ont donné des effets sociaux positifs.

Les propos de l’individu américain concerné constituent une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Chine. Nous exprimons notre vif mécontentement et notre opposition ferme à cet égard. Une fois encore, nous exhortons l’individu américain concerné à respecter les faits, à renoncer aux préjugés, à faire preuve de prudence dans ses paroles et ses actes, à cesser de s’immiscer dans les affaires intérieures de la Chine et à contribuer davantage à la confiance et à la coopération entre les deux pays.

Q : Deux navires de guerre américains ont de nouveau navigué à proximité d’îles et d’atolls chinois en Mer de Chine méridionale. Quelle est votre réaction à cela ?

R : Le 6 mai, les USS Preble et Chung-Hoon ont pénétré dans les eaux adjacentes aux récifs Nanxun et Chigua dans les îles Nansha en Chine, sans l’autorisation du gouvernement chinois. Après une identification et une vérification conformément à la loi, la marine chinoise a sommé ces navires de guerre américains de partir. L’intrusion de navires de guerre américains est une violation de la souveraineté de la Chine, portant atteinte à la paix, à la sécurité et au bon ordre dans les eaux concernées. La Chine exprime son vif mécontentement et sa vive opposition à cet égard.

À l’heure actuelle, la situation en Mer de Chine méridionale s’améliore progressivement grâce aux efforts conjugués de la Chine et des pays de l’ASEAN. La Chine exhorte les États-Unis à mettre fin à ces provocations, à respecter la souveraineté et les intérêts sécuritaires de la Chine, ainsi que les efforts des pays de la région pour préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale. La Chine continuera à prendre toutes les mesures nécessaires pour défendre la souveraineté et la sécurité nationales et préserver la paix et la stabilité en Mer de Chine méridionale.

Q : Selon les médias, les représentants de 30 pays, dont des États membres de l’UE et de l’OTAN, ont récemment tenu une conférence sur la sécurité de la 5G à Prague et ont publié une déclaration intitulée « Propositions de Prague » dans laquelle ils espèrent que les parties participantes trouveront des moyens de garantir la sécurité du réseau 5G. Quel est le commentaire de la Chine au sujet de cette conférence ?

R : Les technologies de télécommunications mobiles 5G jouent un rôle de premier plan dans la quatrième révolution industrielle en tant que technologie de pointe et de plate-forme. Elles représentent un enjeu pour le développement de l’économie mondiale, les intérêts de tous les pays et les progrès de la civilisation humaine.

Dans le monde globalisé d’aujourd’hui, le développement et l’utilisation des technologies 5G dépendent des échanges et de la coopération entre les différents pays, et constituent également une innovation partagée par tous les membres de la communauté internationale. Les tentatives visant à introduire des facteurs politiques au développement, à l’application et à la coopération en matière de 5G, ou même à politiser les questions concernées de manière discriminatoire, sont défavorables au développement des technologies, et vont à l’encontre de la concurrence loyale et des intérêts communs de la communauté internationale.

La Conférence sur la sécurité de la 5G de Prague dont vous avez parlé est une conférence clairement exclusive organisée dans un cercle restreint, et les soi-disant propositions de Prague ne représentent que l’opinion d’un petit nombre de pays.

Pour établir des règles et des normes relatives à la 5G, il est nécessaire de solliciter et d’intégrer les points de vue de toutes les parties prenantes et de mener des discussions dans le cadre d’un processus multilatéral ouvert et inclusif, et d’un mécanisme doté d’une représentation et d’une autorité universelles. De cette manière, nous pourrons créer des conditions de concurrence non discriminatoires pour les entreprises de tous les pays dans la recherche de résultats équitables, justes et bénéfiques pour tous.

Suivant le principe des consultations, de la coopération et des bénéfices partagés, la Chine travaillera avec toutes les parties pour renforcer les échanges et la coopération dans le domaine des sciences et technologies, y compris la 5G, saisir les énormes opportunités offertes par la nouvelle révolution technologique et contribuer activement au bonheur de l’humanité tout entière.

Q : Vous venez de nous dire que l’équipe chinoise se prépare à participer aux négociations commerciales. Pourriez-vous nous donner plus de détails ? Combien de personnes y a-t-il dans la délégation et combien de temps vont-elles rester aux États-Unis ?

R : Comme je viens de le dire, la tâche urgente à l’heure actuelle est que les États-Unis déploient des efforts dans le même sens que la Chine pour s’efforcer de parvenir à un accord mutuellement bénéfique sur la base du respect mutuel. Cela est non seulement dans l’intérêt de la Chine, mais également dans celui des États-Unis, et constitue l’aspiration commune de la communauté internationale. En ce qui concerne les affaires concrètes liées aux consultations, je vous conseille de vous renseigner auprès du département compétent.

Q : Les États-Unis ont récemment renforcé leur politique de « pression maximale » sur l’Iran. Ils ont annulé les dérogations aux sanctions imposées sur l’importation de pétrole iranien, resserré les dérogations liées aux projets nucléaires, tout en prolongeant les dérogations dans le projet, entre autres, de rénovation du réacteur à eau lourde d’Arak. L’UE, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne ont publié une déclaration conjointe dans laquelle ils expriment leurs préoccupations quant aux mesures prises par les États-Unis, et réaffirment leurs efforts pour défendre et mettre en œuvre le plan d’action global. Dans les circonstances actuelles, quel est l’avis de la Chine sur la perspective de l’accord global sur la question nucléaire iranienne et la politique américaine de « pression maximale » ?

R : L’accord global sur la question nucléaire iranienne est un accord multilatéral approuvé par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Il doit être mis en œuvre intégralement et efficacement, car il est essentiel pour le régime international de non-prolifération, ainsi que pour la paix et la stabilité au Moyen-Orient. La Chine s’oppose fermement aux sanctions unilatérales que les États-Unis imposent à l’Iran, et à la prétendue « juridiction au bras long », et regrette l’aggravation du dossier nucléaire iranien du fait des agissements américains.

Comme nous l’avons souligné à maintes reprises, la coopération normale entre les différentes parties et l’Iran dans le cadre du droit international est tout à fait légitime, raisonnable et légale, et doit être respectée et protégée. L’accord global sur la question nucléaire iranienne illustre un équilibre entre les obligations de l’Iran en matière de non-prolifération nucléaire et son droit d’utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, ce qui est dans l’intérêt de toutes les parties, y compris des États-Unis.

La Chine salue la mise en œuvre fidèle par l’Iran de l’accord global sur la question nucléaire iranienne jusqu’à présent. Nous continuerons de travailler avec toutes les parties concernées pour son maintien et sa mise en œuvre, préserver le régime international de non-prolifération, la paix et la stabilité au Moyen-Orient, ainsi que les droits et intérêts légitimes et justes des entreprises chinoises.

Q : Il a été rapporté que les États-Unis avaient récemment proposé d’étudier la possibilité de conclure un accord trilatéral de contrôle des armements avec la Russie et la Chine. Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?

R : La Chine poursuit inébranlablement la voie du développement pacifique, et applique une politique de défense nationale de nature défensive. Ses investissements dans la défense sont maintenus dans des limites raisonnables et sa force nucléaire est toujours maintenue au niveau minimum requis par la sécurité nationale, avec un ordre de grandeur différent de celui des États-Unis et de la Russie, et une situation tout à fait différente. Nous nous opposons à la tentative de tout pays de créer des histoires autour de la Chine sur la question de contrôle des armements, et nous ne participerons à aucune négociation en vue d’un accord trilatéral sur le désarmement nucléaire.

La Chine défend toujours l’interdiction complète et l’élimination totale des armes nucléaires. Nous sommes d’avis qu’il est impératif que les pays dotés des plus grands arsenaux nucléaires du monde s’acquittent des responsabilités spéciales et prioritaires du désarmement nucléaire conformément au consensus de la communauté internationale, et continuent à réduire considérablement leurs stocks nucléaires de manière vérifiable et irréversible, afin de créer les conditions à la participation des autres pays au désarmement nucléaire.

Q : Selon des reportages, le 30 avril, une mutinerie militaire à petite échelle aurait eu lieu dans la capitale vénézuélienne. Les États-Unis ont déclaré que le moment d’une transition politique était venu au Venezuela, et qu’ils assisteraient le peuple vénézuélien tout au long du processus. Le secrétaire américain à la Défense par intérim, Shanahan, a également déclaré que les États-Unis avaient revu et amélioré la planification militaire et les options possibles pour faire face à la crise au Venezuela et que toutes les options étaient sur la table. Avez-vous un commentaire à faire à ce sujet ?

Suivant de très près la situation au Venezuela, la Chine appelle toujours à un règlement pacifique des différends par le biais d’un dialogue politique et de consultations pacifiques entre les différentes parties vénézuéliennes dans le cadre constitutionnel et juridique du pays afin de rétablir la stabilité et le développement du pays et d’éviter les conflits sanglants. L’incident survenu la semaine dernière a montré l’aspiration du peuple vénézuélien à la paix et à la stabilité et son opposition à la violence. Nous espérons que la communauté internationale pourra, en tenant compte des intérêts fondamentaux du Venezuela et de son peuple, et en suivant l’évolution de la situation, intensifier les efforts visant à favoriser les pourparlers de paix, cesser de provoquer des affrontements politiques, abandonner les plans d’intervention militaire et jouer un rôle constructif dans le règlement politique de la question vénézuélienne, pour ne pas être condamnée par l’histoire.

Q : Ce week-end, il a été rapporté que la Corée du Nord avait lancé un missile balistique à portée intermédiaire, en violation des résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU en la matière. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ? La Chine peut-elle confirmer que la Corée du Nord a lancé un missile balistique ?

R : La Chine a pris note de ce lancement par la RPDC le 4 mai, ainsi que des réactions des différentes parties. La RPDC a publié des informations concernées le 5 mai. La réalisation rapide de la dénucléarisation et d’une paix durable dans la péninsule coréenne est une attente universelle de la communauté internationale qui correspond aux intérêts communs de toutes les parties. Le processus de règlement politique de la question de la péninsule se trouve maintenant dans une phase critique. Nous espérons que toutes les parties concernées sauront préserver l’élan durement acquis pour le dialogue et la détente de la situation et travailler dans le même sens pour faire des efforts actifs en vue de la dénucléarisation de la péninsule et du règlement politique de la question.

Q : Pouvez-vous nous donner la date précise du départ de la délégation chinoise pour les États-Unis ?

R : Comme je viens de le dire, pour des arrangements spécifiques et des détails pour les consultations, je vous conseille de vous renseigner auprès du département compétent.

Q : Dimanche, un avion de ligne russe a pris feu lors d’un atterrissage d’urgence à l’aéroport de Moscou, faisant 41 morts. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons noté des reportages concernés. Nous sommes profondément attristés par les lourdes pertes causées par l’atterrissage d’urgence d’un avion de ligne russe, et exprimons nos condoléances aux victimes ainsi que notre sympathie aux blessés et aux familles endeuillées.

Q : Selon les médias, Kiron Skinner, directeur de la planification des politiques au département d’État américain, a récemment déclaré que la concurrence américaine avec la Chine était un combat entre les États-Unis et une civilisation très différente et une idéologie différente, et que c’était la première fois que les Américains font face à un puissant concurrent de race non caucasienne. Aux États-Unis, les différents milieux ont sévèrement critiqué les tendances racistes de Kiron Skinner. Voulez-vous faire un commentaire à ce sujet ?

R : Il est extrêmement ridicule et totalement inacceptable d’envisager les relations sino-américaines dans une perspective de « choc des civilisations », et même de racisme, ce qui est à critiquer sévèrement et à boycotter fermement.

L’histoire et la réalité ont pleinement prouvé que la coopération entre la Chine et les États-Unis profite à chacune des deux parties, que l’affrontement nuit à l’une comme à l’autre partie, et que la coopération est le seul choix juste pour les deux parties. Nous exhortons les personnes concernées à abandonner la mentalité, l’idéologie et les préjugés raciaux désuets de la guerre froide, et à considérer correctement les relations sino-américaines.

Q : Premièrement, vous avez dit que l’équipe chinoise se préparait à se rendre aux États-Unis pour des négociations. Ce sera cette semaine ? Deuxièmement, si la délégation chinoise est à Washington cette semaine, ce sera peut-être justement le jour où les États-Unis imposeront des droits de douane supplémentaires sur des produits chinois. La Chine pense-t-elle que cela créera un environnement favorable pour faire avancer les négociations économiques et commerciales ?

R : Pour des arrangements spécifiques et des détails concernant les consultations, je vous conseille de vous adresser au département compétent.

En ce qui concerne la menace américaine d’imposer des droits de douane supplémentaires sur certains produits chinois, comme je l’ai dit plus tôt, il y a eu de nombreux précédents similaires. La position et l’attitude de la Chine ont toujours été claires et les États-Unis le savent très bien.

Q : J’aimerais poser encore une question sur les consultations économiques et commerciales sino-américaines. Vous avez dit que la délégation chinoise se préparait à partir pour les États-Unis pour les négociations commerciales. Est-ce pour s’assurer que les consultations débuteront mercredi comme prévu ?

R : Ce que je peux vous dire, c’est que nous espérons que les États-Unis travailleront avec la Chine et dans la même direction, pour parvenir à un accord mutuellement avantageux et gagnant-gagnant sur la base du respect mutuel.

Concernant les détails, je crois que vous devriez vous adresser au département compétent.

Q : Vous avez dit que nous devrions nous adresser au département compétent. Nous avons demandé par fax si les négociations économiques et commerciales sino-américaines se dérouleraient comme prévu, mais nous n’avons pas eu de réponse. Dans ce cas-là, à quel département devrions-nous nous adresser ?

R : Le département concerné est bien sûr le département concerné. Celui qui n’est pas concerné ne peut pas être appelé le département concerné. Je vous suggère donc de vous adresser au département concerné.

Recommander à:   
Imprimer