Conférence de presse du 16 octobre 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/10/16

À l'invitation respective du Ministre sud-africain des Relations internationales et de la Coopération Naledi Pandor, du Ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, et du Conseiller fédéral suisse et Ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi effectuera une visite officielle en Afrique du Sud, coprésidera en France la cinquième session du mécanisme des échanges socioculturels de haut niveau sino-français, et coprésidera en Suisse le deuxième cycle de dialogue stratégique sino-suisse au rang des Ministres des Affaires étrangères, du 17 au 23 octobre.

Q : Vous venez de nous donner des informations sur les visites du Conseiller d'État Wang Yi en Afrique du Sud, en France et en Suisse et sur sa présence à des sessions dans le cadre des mécanismes concernés. Pourriez-vous nous donner plus de détails sur les programmes prévus ?

R : Au cours de sa visite en Afrique du Sud, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi rencontrera le Président Ramaphosa et s'entretiendra avec le Ministre des Affaires étrangères Pandor. La visite a pour objectif de mettre en œuvre le consensus réalisé par les Chefs d'État des deux pays, de renforcer la confiance politique mutuelle, d'améliorer la coopération mutuellement avantageuse entre les deux pays dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route » et du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), de renforcer la coordination et la collaboration dans des enceintes multilatérales, notamment les pays BRICS, le G20 et l'ONU, afin de hisser le partenariat stratégique global sino-sud-africain de la nouvelle ère à un nouveau palier.

Pendant son séjour en France, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi rencontrera les dirigeants français, s'entretiendra avec le Ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, et co-présidera avec lui la cinquième session du mécanisme des échanges socioculturels de haut niveau entre la Chine et la France. C'est la première fois que le Conseiller d'État Wang Yi coprésidera cette réunion en France depuis qu'il assume la présidence chinoise de ce mécanisme. Les deux parties procéderont à un échange de vues approfondi sur la coopération bilatérale dans le domaine des échanges socioculturels, les relations entre les deux pays et les questions internationales et régionales d'intérêt commun. Nous espérons que les deux parties renforceront, à travers cette visite, la confiance politique mutuelle, amélioreront leur coopération multisectorielle et porteront les relations sino-françaises de la nouvelle ère à une nouvelle hauteur.

Lors de sa visite en Suisse, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi rencontrera le Président de la Confédération suisse Ueli Maurer et coprésidera, avec Ignazio Cassis, membre du Conseil fédéral suisse et Ministre des Affaires étrangères de la Suisse, le deuxième cycle de dialogue stratégique sino-suisse des Ministres des Affaires étrangères. La création du mécanisme de dialogue stratégique des Ministres des Affaires étrangères est une mesure importante visant à promouvoir le partenariat stratégique innovant entre la Chine et la Suisse. Le premier cycle de dialogue a eu lieu à Beijing en avril 2018. Nous avons la certitude que la présidence du présent cycle de dialogue par le Conseiller d'État Wang Yi en Suisse contribuera à la mise en œuvre du consensus dégagé par les deux Chefs d'État, au renforcement de la confiance politique mutuelle et à la promotion d'un développement approfondi du partenariat stratégique innovant sino-suisse.

Q : J'ai deux questions. Premièrement, en réponse à l'adoption de la soi-disant « loi sur les droits de l'homme et la démocratie à Hong Kong » par la Chambre des représentants des États-Unis, la partie chinoise a indiqué la nécessité d'adopter des contre-mesures énergiques. Quelles seront ces mesures précisément ? Deuxièmement, selon des médias vietnamiens, le Président vietnamien Nguyen Phu Trong a évoqué dans une interview les conflits entre la Chine et le Vietnam concernant la Mer de Chine méridionale. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : En ce qui concerne votre première question, nous exprimons notre profonde indignation et notre ferme opposition à l'adoption par la Chambre des représentants des États-Unis de la soi-disant « loi sur les droits de l'homme et la démocratie à Hong Kong ». Ce matin, le Ministère chinois des Affaires étrangères et d'autres départements ont publié leur prise de position à ce sujet. La partie chinoise a donné une réponse complète.

Je tiens à réaffirmer que, face au comportement erroné des États-Unis qui nuit aux intérêts de la Chine, nous prendrons des mesures énergiques pour défendre nos intérêts en matière de souveraineté, de sécurité et de développement. En ce qui concerne les mesures spécifiques, veuillez y prêter attention.

Quant à votre deuxième question, l'amélioration des relations entre la Chine et le Vietnam a été réalisée au prix de grands efforts. Nous espérons que la partie vietnamienne travaillera de concert avec la partie chinoise pour gérer les divergences maritimes par le dialogue et la consultation, en adoptant des actions concrètes en faveur de la paix et de la stabilité en Mer de Chine méridionale, et de la confiance mutuelle et de la coopération entre les deux pays, car cela est dans l'intérêt commun des deux parties et répond aux aspirations communes des deux peuples.

Q : Vous avez parlé hier de l'achat chinois de produits agricoles américains, en particulier de l'achat de 700 000 tonnes de viande de porc depuis cette année, tandis que les données les plus récentes du Département américain de l'Agriculture montrent un écart de quelque 250 000 tonnes par rapport aux données chinoises. Autrement dit, les données américaines indiquent que la Chine a acheté 435 000 tonnes de viande de porc. Pourquoi y a-t-il une différence entre les données publiées par les deux parties ?

R : Tout d'abord, merci de votre intérêt pour ce que j'ai affirmé hier. Comme je l'ai dit hier, nous avons fait une présentation sur la base des informations préliminaires obtenues auprès du département compétent chinois. En ce qui concerne les questions concrètes que vous avez posées, je vous conseille de vous renseigner auprès du département compétent.

Q : La partie chinoise est-elle au courant du nombre de membres du « Mouvement islamique du Turkestan oriental » en Syrie ?

R : Je ne suis pas au courant des détails que vous avez mentionnés.

Le « Mouvement islamique du Turkestan oriental » est une organisation terroriste répertoriée par le Conseil de Sécurité de l'ONU. Ces dernières années, bon nombre de ses membres ont mené des activités, de connivence avec les forces terroristes internationales, dans des zones ravagées par les guerres et le chaos. Ils ont gravement compromis la sécurité et la stabilité dans les pays et les régions concernés. Combattre les forces terroristes du « Turkestan oriental » représentées par le « Mouvement islamique du Turkestan oriental » fait partie intégrante de la lutte internationale antiterroriste. Ces forces, où qu'elles se trouvent et quel que soit leur nom, doivent être combattues par des efforts internationaux concertés. La Chine soutient les efforts du gouvernement syrien dans la lutte contre le terrorisme et entend renforcer la communication et la coopération avec toutes les parties concernées pour lutter ensemble contre les menaces terroristes et préserver la paix et la stabilité de la région et du monde.

Q : Un responsable américain espère que la Chine renforcera la mise en œuvre des sanctions contre la RPDC et prendra des mesures pour faire pression sur la RPDC pour la pousser à participer au dialogue avec les États-Unis avec une attitude plus constructive. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : En tant que membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies et grand pays responsable, la Chine s'est sérieusement acquittée de ses obligations internationales, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre des résolutions du Conseil de Sécurité liées à la RPDC. Les pays concernés devraient également appliquer ces résolutions de manière intégrale et complète. Les pourparlers de paix sur la péninsule se trouvent actuellement dans une phase cruciale. Nous espérons que les parties concernées pourront préserver ensemble la détente de la situation et l'élan du dialogue durement acquis, et œuvrer de concert à un règlement politique de la question.

Q : Le chef exécutif de la région administrative spéciale de Hong Kong Carrie Lam, qui prévoyait de présenter son programme politique, a été interrompu par des législateurs de l'opposition. Quel est le commentaire du Ministère chinois des Affaires étrangères à ce sujet ?

R : Vous auriez dû poser la question au Bureau des Affaires de Hong Kong et de Macao relevant du Conseil des Affaires d'État, car il est très clair que ce n'est pas une question diplomatique.

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