Conférence de presse du 27 novembre 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang
2019/11/27

Q : Un sénateur de l'opposition philippine a déclaré qu'une société publique chinoise détenait beaucoup d'actions de la National Transmission Corporation (Transco) des Philippines, et que la Chine était ainsi capable de contrôler le réseau électrique des Philippines et qu'elle constituait une menace pour la sécurité nationale des Philippines. Quel est le commentaire de la partie chinoise à ce sujet ?

R : À ma connaissance, la State Grid Corporation of China a participé au projet de la Transco en tant que partenaire d'entreprises philippines, fournissant des services sûrs, efficaces et de haute qualité. Le projet est maintenant exploité, géré et entretenu par la partie philippine ; le partenaire chinois offre l'appui technique nécessaire à la demande de la partie philippine. L'assertion selon laquelle la Chine contrôlerait le réseau électrique des Philippines et menacerait la sécurité nationale du pays est une invention pure et simple. En outre, cette entreprise chinoise assume activement ses responsabilités sociales, mettant en œuvre le projet « La lumière dans les régions rurales », qui fournit de l'électricité dans des régions éloignées des Philippines. Cette action est bien appréciée par les collectivités et la population locales.

Les Philippines sont un voisin proche et amical et un partenaire important de la Chine. Nous soutenons la poursuite par les entreprises chinoises d'une coopération pragmatique gagnant-gagnant aux Philippines, conformément aux lois et réglementations, dans le but d'élargir les avantages mutuels. Nous espérons que des individus aux Philippines envisageront la coopération sino-philippine de manière ouverte, objective et impartiale. Ils n'ont pas besoin de faire l'oiseau de mauvais augure, encore moins d'inventer des histoires de toutes pièces.

Q : Le Secrétaire d'État américain Pompeo a déclaré, le 26 novembre, que des reportages publiés récemment sur le Xinjiang faisaient état de violations flagrantes des droits de l'homme dans cette région. Il a appelé le gouvernement chinois à libérer toutes les personnes détenues arbitrairement, et a affirmé que d'autres ethnies minoritaires se sentaient également réprimées. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Ces expressions rebattues de la partie américaine, pleines de préjugés politiques et de mensonges, révèlent une fois de plus sa pratique de deux poids deux mesures en matière de lutte antiterroriste et de déradicalisation, ainsi que son intention malveillante d'interférer dans les affaires intérieures de la Chine sous le prétexte des questions liées au Xinjiang. Voici quelques points sur lesquels j'aimerais insister.

Premièrement, les soi-disant « problèmes » liés à l'ethnie, à la religion et aux droits de l'homme n'existent pas dans le Xinjiang. Les efforts des collectivités locales portent en réalité sur la lutte antiterroriste et la déradicalisation. De 1990 à la fin de 2016, des milliers d'incidents terroristes violents ont été perpétrés dans le Xinjiang, faisant de nombreux morts et blessés et causant d'importantes pertes matérielles. Dans de telles circonstances, le Xinjiang a combattu les crimes terroristes violents en vertu de la loi en s'attaquant à leurs origines, et pas un seul incident terroriste violent n'a eu lieu depuis trois ans. La région jouit maintenant de la stabilité sociale, de la solidarité ethnique, et ses habitants mènent une vie heureuse. Selon la logique de certains individus, les habitants du Xinjiang devraient-ils s'opposer à ces mesures positives et vivre sous la menace de l'extrémisme et du terrorisme violent ?

Deuxièmement, le gouvernement chinois protège la liberté de croyance religieuse de tous les citoyens chinois, y compris les Ouïghours du Xinjiang et les autres ethnies minoritaires. La Chine compte actuellement près de 200 millions de croyants, dont plus de 20 millions de musulmans et plus de 380 000 professionnels au service de la religion. Il existe environ 5 500 groupements religieux et plus de 140 000 lieux de culte enregistrés pour des activités religieuses. Le Xinjiang compte 24 400 mosquées, ce qui signifie qu'il y a une mosquée pour 530 musulmans en moyenne. Ce sont des faits que vous pouvez trouver dans les sept livres blancs sur le Xinjiang publiés par le gouvernement chinois depuis 2015. Évidemment, ce qui manque chez certains individus américains n'est pas le moyen d'obtenir les informations, mais le courage et la bonne foi nécessaires pour admettre la vérité.

Troisièmement, la Chine souhaite toujours la bienvenue aux étrangers qui viennent au Xinjiang dans un esprit objectif et juste. Depuis la fin de l'année dernière, des milliers de diplomates étrangers, de responsables d'organisations internationales et de représentants des médias étrangers se sont rendus au Xinjiang et ont pu y constater de leurs propres yeux les réalisations remarquables en matière de lutte antiterroriste préventive et de déradicalisation. Dans le même temps, je dois souligner que les affaires du Xinjiang sont des affaires purement intérieures de la Chine, elles ne permettent aucune ingérence étrangère.

Enfin, je tiens à souligner encore une fois que nous continuerons à bien gérer nos affaires intérieures, à bien mettre en œuvre notre politique à l'égard du Xinjiang et à assurer le bon développement et la bonne édification de la région. Le maintien de la prospérité et de la stabilité, de la solidarité ethnique et de l'harmonie sociale dans le Xinjiang est la riposte la plus puissante aux calomnies.

Q : Selon des reportages, un Japonais a été arrêté par le département de la sécurité nationale de la Chine en juillet dernier à Changsha. Pouvez-vous confirmer cela ?

R : Je ne suis pas au courant des détails du cas spécifique que vous mentionnez. Vous pouvez vous renseigner auprès du département compétent si cela vous intéresse. Je peux vous dire que la Chine traite toujours les citoyens étrangers suspects de violation de la loi chinoise conformément à la loi et, en l'espèce, fournit, conformément à l'Accord consulaire sino-japonais, l'assistance nécessaire pour que la partie japonaise puisse s'acquitter de ses obligations consulaires. Dans le même temps, nous espérons que le Japon rappellera à ses citoyens de respecter les lois et règlements chinois et de ne pas mener d'activités illégales sur le territoire chinois.

Question supplémentaire : Quel département est l'autorité compétente dont vous avez parlé ?

R : Le département compétent est le département en charge de la sécurité nationale. Vous venez de dire qu'il a été arrêté par le département de la sécurité nationale. Je pense que vous devez le savoir vous-même.

Q : Les reportages sur l'« ingérence chinoise » ont récemment déclenché de nombreuses discussions en Australie. L'ancien Premier Ministre australien Kevin Rudd a déclaré que les propos sur l'« ingérence chinoise » de responsables australiens chargés de la sécurité constituaient une réaction excessive, et que la « mise en garde contre l'ingérence étrangère » ne devrait pas donner lieu à une persécution politique déraisonnable contre la Chine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : J'ai lu les reportages concernés. Ces derniers temps, certains médias et institutions australiens se sont adonnés à faire du tapage autour de différents cas sensationnels d'« espionnage chinois » et ont concocté différentes affirmations pleines de préjugés sur l'« infiltration chinoise », atteignant un état d'hystérie et de nervosité extrême. À un tel moment, il est particulièrement important que des personnalités clairvoyantes laissent entendre des voix objectives et rationnelles.

Je tiens à souligner les points suivants :

Premièrement, la Chine reste fidèle aux cinq principes de la coexistence pacifique dans le développement des relations interétatiques. Nous n'intervenons jamais dans les affaires intérieures des autres pays et nous pensons que tous les pays doivent choisir leur propre voie de développement en fonction de leurs conditions nationales. La Chine a toujours tenu ses promesses, avec une conduite droite et digne, sans peur ni reproche. L'étiquette de l'« ingérence » ne se collera jamais sur la Chine. Dans le même temps, la Chine poursuit fermement la voie du socialisme à la chinoise et s'oppose à l'ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Chine. Nous encourageons tous les pays à s'engager ouvertement à ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures des autres pays, quelles que soient les circonstances et quels que soient les prétextes. Je ne sais pas si l'Australie peut réellement honorer un tel engagement.

Deuxièmement, la Chine s'oppose résolument au fait que certaines forces et certains individus australiens mènent un grand tapage autour de l'assertion sur l'« interférence chinoise ». En faisant la sourde oreille aux informations publiées par la Chine et faisant autorité, ils s'adonnent toujours à fabriquer de soi-disant « preuves » pleines de contradictions et extrêmement ridicules. Les mensonges, même répétés mille fois, sont toujours des mensonges et ils finissent par devenir des outils utilisés par des forces anti-chinoises.

Troisièmement, certains Australiens, dans un but politique et poussés par des préjugés idéologiques, ont politisé les échanges et la coopération normaux entre la Chine et l'Australie dans les domaines économique, commercial, culturel, éducatif et technico-scientifique, et mal interprété et opprimé les activités normales des étudiants chinois à l'étranger et leurs sentiments sincères pour leur pays d'origine, ce qui a perturbé et compromis la dynamique de la coopération sino-australienne. Cela ne correspond pas à la tendance mondiale de notre époque, va à l'encontre de la vérité et de la justice, et portera certainement atteinte à l'image de l'Australie et à ses intérêts.

Quatrièmement, nous conseillons à certains médias australiens de respecter la vérité des faits, de respecter l'éthique professionnelle élémentaire, de rejeter les préjugés idéologiques et de s'abstenir de tout acte irresponsable et se prêtant au ridicule. Nous espérons également que le gouvernement australien entendra davantage les voix rationnelles et objectives, portera sa voix dans les meilleurs délais pour dissiper les accusations fausses et contribuera davantage au renforcement de la confiance mutuelle et de la coopération entre la Chine et l'Australie.

Q : Ces derniers jours, une adolescente a mis en ligne une vidéo sur Tik Tok, la version internationale de Douyin, où elle parle de la détention d'Ouïghours au Xinjiang. Son compte a été suspendu, mais la vidéo est restée sur la plate-forme, parce que le pays où elle se trouve ne contrôle pas le cyberespace pour réglementer les contenus disponibles sur Internet. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Je ne suis pas au courant de ce que vous dites. Comment aurais-je pu connaître les détails d'un compte personnel en ligne ? Je me contente de vous dire que le gouvernement chinois demande toujours aux entreprises chinoises de mener la coopération économique et commerciale en respectant les règles internationales ainsi que les lois et réglementations locales. Nous espérons également que les autres pays leur fourniront un environnement commercial juste, équitable et non discriminatoire, comme nous l'avons toujours affirmé.

Q : L'ambassadeur des États-Unis en Allemagne Grenell a affirmé dans une déclaration du 25 novembre qu'« il n'y a pas d'équivalence sur le plan moral entre la Chine et les États-Unis » et qu'une comparaison entre l'administration américaine et le Parti communiste chinois est une insulte aux États-Unis et au public chinois. Avez-vous des commentaires à faire à ce sujet ?

R : De temps à autre, des politiciens et officiels américains se donnent en spectacle pour discréditer la Chine ; leur exhibition maladroite ne fait que mettre au grand jour leur intention malveillante et leur tentative politique.

Il n'y a en effet aucune raison de mettre la Chine et les États-Unis sur le même plan. Dans la grande famille de la communauté internationale, la Chine défend toujours la paix et l'équité, œuvre au développement, tandis que les États-Unis recherchent leurs propres intérêts au détriment des autres, se prennent pour le nombril du monde et commettent des actes perfides en faisant régner l'arbitraire.

Premièrement, la Chine est toujours un défenseur de la paix mondiale. Elle s'engage dans la voie du développement pacifique, apporte sa sagesse et sa force au maintien de la paix et de la stabilité dans le monde. À la fin de l'année dernière, la Chine a envoyé près de 40 000 personnes pour les opérations de maintien de la paix de l'ONU, devenant le pays ayant envoyé le plus de Casques Bleus parmi les membres permanents du Conseil de Sécurité. Dans les relations internationales, la Chine poursuit le principe de respect mutuel et de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres, joue activement un rôle constructif pour favoriser une solution par le dialogue et les consultations quant aux problèmes brûlants tels que la péninsule coréenne, le nucléaire iranien, l'Afghanistan et l'État de Rakhine. La Chine est devenue progressivement une source de stabilité et de confiance pour la paix dans le monde.

En revanche, on peut dire que les États-Unis sont vraiment le créateur de troubles dans le monde. Ils ont déclenché des guerres en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Syrie et dans d'autres pays, ayant causé des douleurs irréparables aux populations locales. Ils sont intervenus sans scrupule dans les affaires intérieures d'autres pays, ont commandé le « Printemps arabe » dans la région afro-asiatique en tirant les ficelles dans les coulisses, dirigé la « révolution des couleurs » dans des pays eurasiens, et se sont livrés dans une « évolution pacifique » dans différentes parties du monde. Ils sont le plus grand facteur d'instabilité du monde.

Comment est-ce possible de mettre sur le même plan un pays comme les États-Unis qui se comporte ainsi et la Chine ?

Deuxièmement, la Chine est toujours contributeur au développement mondial. La Chine poursuit l'ouverture sur l'extérieur et la coopération gagnant-gagnant, partage les opportunités offertes par son propre développement avec le reste du monde. La Chine est un ferme défenseur du régime commercial multilatéral axé sur l'OMC et œuvre à édifier une économie mondiale ouverte. En tant que deuxième économie mondiale, la Chine a contribué à hauteur de 34% à la croissance du PIB mondial pendant dix années consécutives. Pendant 70 ans, nous avons accordé quelque 400 milliards de yuans d'aides à 166 pays et organisations internationales et aidé plus de 120 pays en développement dans la mesure de notre possible. L'initiative « la Ceinture et la Route » proposée il y a six ans a gagné l'approbation et un écho favorable de la communauté internationale. Avec ses premières récoltes fructueuses, elle est devenue le bien public le plus populaire dans le monde et la plus grande plate-forme de coopération économique.

Les États-Unis, quant à eux, sont un manipulateur de la pratique de l'intimidation. En brandissant partout la bannière de l'« Amérique d'abord », ils cherchent toujours à tirer profit des autres pays. Dans les échanges commerciaux avec les autres pays, ils augmentent les droits de douane quand ils le veulent. Dans le système financier international, ils abusent du statut de monopole du dollar en imposant en toute occasion des sanctions unilatérales et une juridiction au bras long. Ils ont également utilisé leur pouvoir d'État pour opprimer des pays spécifiques et des entreprises spécifiques avec des accusations fabriquées de toutes pièces. Bien que réticents à investir dans d'autres pays, les États-Unis utilisent tous les moyens pour saboter la coopération entre la Chine et les autres pays.

Comment est-ce possible de mettre sur le même plan un pays comme les États-Unis qui se comporte ainsi et la Chine ?

Troisièmement, la Chine est toujours un préservateur de l'ordre international. Portant haut levé le drapeau du multilatéralisme, nous défendons le système international centré sur les Nations Unies et l'ordre international fondé sur le droit international, et nous œuvrons à la construction d'une communauté de destin pour l'humanité. Nous avons adhéré à plus de 100 organisations internationales intergouvernementales et signé plus de 500 traités multilatéraux. La Chine a apporté une contribution remarquable à la conclusion complète et à la mise en œuvre de l'Accord de Paris. Nous avons toujours payé nos cotisations aux Nations Unies en temps utile et dans leur intégralité pour soutenir le rôle onusien dans la promotion de la paix et du développement dans le monde. Nous travaillons activement à la mise en œuvre du Programme de développement durable des Nations Unies à l'horizon 2030. Le sommet du G20 à Hangzhou a inscrit pour la première fois le sujet du développement dans le cadre de coordination de la politique macroéconomique mondiale, une initiative applaudie à l'unanimité par les pays en développement.

Qu'en est-il des États-Unis ? Ils sont un perturbateur de la gouvernance mondiale. Depuis 2017, les États-Unis se sont dérobés de leurs responsabilités et de leurs obligations et se sont retirés de l'UNESCO, du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, de l'Accord de Paris, du JCPOA et du Traité INF. Les violations des droits de l'homme, bien que très courantes et très graves aux États-Unis, ne peuvent les empêcher de faire des remarques irresponsables sur la situation des droits de l'homme dans les autres pays, même s'ils ne sont pas parties à d'importantes conventions relatives aux droits de l'homme tels que la Convention sur les droits de l'enfant et la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. Les États-Unis ont envoyé des navires de guerre faire montre de leur puissance aux portes des autres pays au nom de la liberté de navigation en Mer de Chine méridionale, alors qu'ils n'ont pas adhéré à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Ils retardent depuis longtemps le paiement de leurs cotisations à l'ONU, pour un montant allant jusqu'à 1,055 milliard de dollars, ce qui a plongé celle-ci dans une crise financière, et ils se sont ouvertement proclamés « nationalistes » lors de l'Assemblée générale de l'ONU cette année, et ont critiqué ouvertement la mondialisation.

Comment est-ce possible de mettre sur le même plan un pays comme les États-Unis qui se comporte ainsi et la Chine ?

Et je dois souligner que la tentative de M. Grenell de semer la discorde dans les relations entre le Parti communiste chinois (PCC) et le peuple chinois est extrêmement sinistre. Depuis la fondation de la République populaire de Chine il y a 70 ans, le PCC a conduit le peuple chinois à réaliser un bond historique en passant d'une nation qui s'est relevée à une nation riche, puis à une nation puissante. Le PCC bénéficie du soutien sincère de tout le peuple chinois. Selon les résultats d'un sondage américain, la confiance des Chinois en leur gouvernement est l'une des meilleures au monde. L'estime des gens est la meilleure réputation. Toute tentative politique visant à nier le système socialiste chinois et à semer la discorde dans les relations entre le PCC et le peuple chinois est vouée à l'échec.

Enfin, je voudrais rappeler à M. Grenell et à certains politiciens américains que c'est une qualité de prix de pouvoir se faire une juste idée de soi-même. Il vaut mieux qu'ils réfléchissent le plus vite possible sur les propres problèmes de leur pays, rejettent leurs préjugés et leur obstination et cessent de faire du tapage contre la Chine. Comme nous l'avons toujours dit, il faut que la partie américaine ne surestime pas sa capacité de forger des rumeurs et qu'elle ne sous-estime pas la capacité de discernement des autres. Les mensonges, même répétés mille fois, restent des mensonges.

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