Article de l'Ambassadeur YANG Xiaorong sur le 45e anniversaire des relations sino-malagasy paru dans des journaux malagasy
驻马达加斯加使馆
2017/11/11

Le 6 et 7 novembre 2017, à l'occasion de la célébration du 45e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et Madagascar, les journaux malagasy MIDI, L'Express et Taratra (en malagasy) ont publié un article rédigé par l'Ambassadeur de Chine à Madagascar Mme YANG Xiaorong, intitulé « Relations sino-malagasy et l'initiative Ceinture et Route». 

Voici le texte intégral: 
Le 6 novembre 1972, la Chine et Madagascar ont établi officiellement les relations diplomatiques. Pendant 45 ans, la coopération amicale et mutuellement bénéfique entre les deux pays a fait des progrès importants dans les domaines politique, économique, sanitaire, éducatif, culturel, sportif et autres, et a été couronnée par l'établissement du Partenariat de Coopération globale entre la Chine et Madagascar.
À propos des relations sino-malagasy, je voudrais les résumer en un mot-clé « amitié » sous 3 aspects:
D'abord, il s'agit d'une histoire des échanges amicaux entre la Chine et Madagascar.
Les relations d'échanges et d'amitié entre la Chine et Madagascar remontent loin dans l'histoire. Il y a plusieurs siècles, les premiers Chinois sont arrivés à Madagascar et ont commencé à vivre ici de génération en génération, en s'intégrant bien dans la société locale. À partir de l'établissement officiel des relations en 1972, la coopération entre les deux pays a fait des progrès importants dans tous les domaines.
La coopération économique ne cesse de se développer. En 2016, le volume du commerce entre la Chine et Madagascar a atteint 1,1 milliard de dollars US, soit cent fois plus qu'au début de nos relations diplomatiques. Pendant le premier semestre de 2017, les échanges commerciaux sino-malagasy enregistrent une croissance de 10,3% par rapport à la même période de l'an dernier et s'élèvent à 610 millions de dollars US. La Chine est actuellement la première partenaire commerciale, la première exportatrice et la quatrième importatrice de Madagascar. Depuis 2015, afin de faciliter l'exportation malagasy vers la Chine, le gouvernement chinois a appliqué le traitement de tarif douanier zéro en faveur de 97% des produits malagasy. Jusqu'en 2016, le volume d'investissements chinois à Madagascar a atteint 377 millions de dollars américains et a permis la création de 17000 emplois locaux.
La Chine offre activement de l'assistance humanitaire à Madagascar ainsi que des assistances économiques et techniques s'élevant à un montant de deux milliard quatre-vingt neuf million de yuans RMB en réalisant une vingtaine de projets d'infrastructure, parmi lesquels figurent la RN2 reliant Antananarivo et Toamasina, le Palais des sports, le Centre des Conférences internationales (CCI), l'Hôpital d'Anosiala et des écoles, etc.
Au moment où Madagascar subit des catastrophes naturelles et rencontre des difficultés, le peuple chinois affirme toujours sa solidarité avec les malagasy en leur donnant un coup de main. Jusqu'à maintenant, le gouvernement chinois a offert à aux Malagasy au total 50 lots de dons en nature, entre autres des médicaments antipaludiques, des matériels pour les sinistrés, etc. Au début de cette année, le Gouvernement chinois a offert à la partie malagasy 3 millions de yuans RMB de matériels de réserve, pour soutenir les actions de secours aux sinistrés. Pour aider la population malagasy affectée par la sécheresse dans le Sud et le passage du cyclone Enawo, le Gouvernement chinois a offert une aide alimentaire d'urgence de 30 millions de yuans RMB, équivalant à plus de 4300 tonnes de riz. Pour lutter contre la sécheresse dans le Sud de Madagascar et améliorer l'accès à l'eau potable ainsi que les conditions de vie des habitants locaux, le Gouvernement chinois a décidé de faire creuser 200 puits à eau sous forme de don non remboursable.
À compter de l'année 1975, la Chine a envoyé 21 éditions de Missions médicales, soit un total de 624 médecins chinois. Et maintenant, une trentaine de médecins chinois travaillent à Ambovombe, Vatomandry, Sambava et Anosiala, pour soigner des patients et former des personnels médicaux malagasy. Leur esprit humanitaire et leur professionnalisme sont hautement appréciés par le peuple local. Récemment, le Gouvernement chinois a envoyé des matériels médicaux et des spécialistes chinois du contrôle des épidémies de peste pour aider Madagascar à lutter contre la peste.
Depuis 45 ans, les échanges éducatifs et culturels s'intensifient sans cesse. Les Instituts Confucius de l'Université d'Antananarivo et de l'Université de Toamasina ont connu un développement réjouissant : de plus en plus de jeunes malagasy commencent à apprendre la langue chinoise. Depuis 1973, le Gouvernement chinois accorde tous les ans des bourses aux étudiants malagasy pour poursuivre leurs études en licence, master et doctorat en Chine. Jusqu'à maintenant, près de 600 étudiants malagasy ont été admis aux universités chinoises. D'autre part, le Gouvernement chinois invite chaque année, depuis 2005, des malagasy à aller en Chine pour participer aux séminaires de formation de la coopération technique. Jusqu'à présent, plus de 1600 participants malagasy ont pris part aux stages dans les domaines éducatif, sanitaire, agricole, écologique, commercial et de presse. Ce qui aide à former des professionnels malagasy, et permet aux peuples des deux pays de mieux se connaître et de renforcer l'amitié.
Notons que la Chine reste toujours aux côtés de Madagascar, même dans les circonstances les plus difficiles. Lors des années précédentes marquées par la crise politique, la Chine a toujours apporté son soutien à la réconciliation nationale et a accordé son aide pour le développement économique et sociale de Madagascar. Les relations sino-malagasy peuvent résister à l'épreuve du temps, et la Chine est pour toujours la bonne amie et bonne partenaire de Madagascar.
Deuxièmement, il existe un grand potentiel de coopération amicale et mutuellement bénéfique entre la Chine et Madagascar.
Madagascar est plein d'espoir, puisque sa population est travailleuse, intelligente, paisible, généreuse et désireuse de mener une vie meilleure à travers leur travail. De plus, Madagascar est doté de conditions naturelles favorables. L'immense territoire, le climat tempéré et les produits abondants que Madagascar possède constituent une base essentielle pour la réalisation de son développement.
Ayant une volonté sincère de développer les relations bilatérales avec Madagascar, la Chine s'engage à renforcer la coopération avec la partie malagasy, basée sur le respect mutuel, l'égalité, la non-ingérence dans les affaires intérieures d'autres pays, et une coopération gagnant-gagnant. Au début de cette année, lors de la visite d'amitié du Ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi à Madagascar, la partie chinoise propose de saisir les deux importantes opportunités, de mettre l'accent sur la coopération dans cinq domaines et de bien établir les trois gros piliers. C'est-à-dire, saisir les deux opportunités dégagées par la concrétisation des résultats du Sommet de Johannesburg du Forum sur la coopération sino-africaine et la promotion de la coopération internationale dans le cadre de l'initiative « Ceinture et Route », en mettant l'accent sur la coopération gagnant-gagnant dans cinq domaines : Agriculture, Pêche, Manufacture, Tourisme et Aviation régionale, et en renforçant trois gros piliers, à savoir les infrastructures, la mise en valeur des ressources humaines et la facilitation du commerce et des investissements. La partie chinoise est prête à continuer dans ce sens pour aider Madagascar à créer des emplois, améliorer les conditions de vie de son peuple et réduire sa pauvreté, à mettre en valeur son avantage géographique et ses ressources naturelles pour obtenir des fruits du développement durable.
Troisièmement, les Nouvelles Routes de la Soie constituent une opportunité importante pour renforcer la coopération amicale entre la Chine et Madagascar.
L'initiative « Ceinture et Route » que la Chine a lancée revêt une signification historique et une importance d'actualité. Les « Routes de la Soie » remontent à des millers d'années. Au XV siècle, Zheng He, le grand explorateur maritime chinois, descendait vers « l'ouest de l'Océan Indien » et a visité une trentaine de pays d'Asie et d'Afrique. Selon des experts, il était même venu à Madagascar. En fait, les Chinois sont arrivés en Afrique il y a très longtemps, mais ils n'ont jamais envahi aucun pays. Par les Routes de la Soie, les soies et les porcelaines étaient expédiées, les échanges commerciaux et culturels entre la Chine et les pays le long des routes étaient favorisés en leur apportant la prospérité et l'amitié.
En 2013, le Président chinois Xi Jinping a lancé l'initiative de construire « la Ceinture économique de la Route de la Soie » et « la Route de la Soie maritime du 21ème Siècle », ce qui a renouvelé l'esprit des anciennes « Routes de la Soie ». Cette initiative a pour objectif de réaliser un développement en commun des pays le long des nouvelles Routes de la Soie, en mettant en oeuvre dans les cinq domaines : soit l'interconnexion des infrastructures, la communication des politiques, la facilitation du commerce, la coopération financière et les échanges humains et culturels, suivant le principe dit de « concertation, synergie et partage ». Depuis son lancement, cette initiative a reçu des réponses positives de beaucoup de pays mais aussi le soutien de plus d'une centaine de pays et d'organisations internationales. La coopération internationale dans le cadre de cette initiative a démarré et a déjà eu des premiers résultats. En mars de l'année courante, un mémorandum d'entente sur la promotion conjointe de l'initiative « Ceinture et Route » a aussi été signé entre nos deux pays. La Chine est prête à conjuguer ses efforts avec Madagascar, pour faire de ce dernier un pont entre la Route de la Soie et le continent africain.
Lors du Sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine tenu à Johannesburg en 2015, le Président chinois XI Jingping a proclamé la mise en œuvre de 10 Programmes de Coopération avec l'Afrique, comme le renforcement de coopération dans les domaines de l'industrialisation, de la modernisation de l'agriculture, des infrastructures, du développement vert, de la réduction de pauvreté, de la santé publique, d'échanges personnels et d'autres, afin d'élargir les investissements et la coopération industrielle en Afrique, d'aider les pays africains à accélérer le processus d'industrialisation, à améliorer leur capacité de se developper de façon autonome. J'éspère que Madagascar, un pays important en Afrique, qui a des conditions favorables telles que la bonne relation politique et la complémentarité économique avec la Chine, pourra bénéficier au mieux de ces programmes et que la coopération mutuellement bénéfique entre les deux pays connaîtra de plus grands progrès.

 

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